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Remei : le coton biologique en inde
Alors que nombre de cultivateurs indiens de coton vivent dans des conditions dramatiques, le négociant
suisse de coton Remei a permis à 5.000 d'entre eux d'améliorer leurs conditions de vie. « La seule chose dont je suis certain, c'est que les fermiers travaillant pour mon groupe ne se suicident pas. » Patrick Hohrnam, fondateur du négociant suisse de coton Remei, est un homme modeste.

Il a pourtant permis à environ 5.000 cultivateurs indiens, en plein coeur de la ceinture du coton, dans la région centrale du Madhya Pradesh, de sortir du cycle de l'endettement et d'envisager progressivement d'assurer la scolarisation de leurs enfants et d'améliorer leurs conditions de vie. Plante annuelle, récoltée à la main en Inde, en Chine et dans l'ouest de l'Afrique, le coton consomme environ 10 % des herbicides et un quart des insecticides utilisés dans le monde.
 
Depuis le début de l'année, une vague de suicides de milliers de cultivateurs incapables de faire face à leurs échéances a provoqué un scandale. Installé en Inde depuis quinze ans, Remei a développé un système par lequel il vend aux distributeurs occidentauxl'assurance de disposer d'un coton 100 % bio, contrôlé du champ à l'usine d'égrenage, et dont les conditions de fabrication du fil sont équitables. « La culture bio nécessite aujourd'hui une grande technicité: "les fermiers viennent dons notre centre de formation fin d'apprendre à réaliser leur propre compost et leur propre liquide pour lutter contre les insectes", ajoute Patrick Hohmam.

Après avoir examiné à la loupe les bilans de plus de 800 agriculteurs du groupe, une étude financée par le gouvernement suisse montre que les coûts variables de production sont de 13 % à 20 % moins élevés qu'en culture traditionnelle et que les marges brutes dégagées pour les familles sont de 30 à 40 % plus élevées. Au delà des méthodes de culture, le groupe assure aux cultivateurs une garantie d'achat à long terme, quelles que soient les quantités produites. « Les vendeurs nous proposent des graines OGM trois fois plus chères, mais nous constatons que notre terre est plus riche avec des hybrides traditionnels », explique un paysan âgé. Cette année, la production du groupe a dépassé 5.700 tonnes de coton brut. La matière est transportée jusqu'à une usine d'égrenage dernier cri, automatisée, dont la propriété vient d'être transférée à l'association. «Nous voulons que la production de richesse reste dans le pays et serve au développement", martèle le groupe.
 
Le chemin reste encore long. Les familles vivent dans des conditions sanitaires difficiles, dans des cabanes sans WC ni eau potable. Au moment de la récolte, l'ensemble de la famille travaille dans les champs. L'association des fermiers qui a pris le nom de BioRe, soutenue financièrement par Remei et le groupe Coop Suisse, propose des prêts sans intérêt afin de moderniser les fermes, construire des puits, et tente de mettre en place un système de préscolarisation pour les enfants. Un bus médical doté d'un appareil de radio, de microscopes et bientôt capable de réaliser des échographies sillonne la campagne avec à son bord des médecins.
 
Source:  Les Echos 
 
 
 

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